Ce vendredi 14 juin, l’Université de Houte-Si-Plou invitait Vanessa Charland-Verville, neuropsychologue et chercheuse en sciences médicales au Coma Science Group (Université de Liège) pour une conférence traitant des expériences de mort imminente.

S’il est certain que nous allons tous mourir, nous ne savons pas ce que c’est que mourir ! Être mort c’est ne plus être… parler de la mort c’est donc parler de ce dont on ne fera jamais l’expérience.. quoi que… Le thème de la conférence du 14 juin n’était pas la mort à proprement dit mais l’analyse des moments qui précèdent ou qui accompagnent la mort.

400 ans avant Jésus Christ, le Mythe d’Er le Pamphylien clôture avec le livre X, le plus célèbre ouvrage de Platon : La République. Platon y raconte l’expérience d’un guerrier, Er le Pamphylien, tué au combat et qui, après être revenu à la vie, raconte ce qu’il aurait vu là-bas. Le mythe d’Er le Pamphylien est considéré comme le premier témoignage d’expérience de mort imminente.

15 siècles plus tard, le philosophe et médecin américain Raymond Moody élabore les fondements d’un nouveau type de travaux : les expériences de mort imminente.

Si l’approche religieuse et philosophique de la vie, de la mort, de la douleur ou encore du plaisir sont des faits de culture, il semble évident que les processus physiologiques et biochimiques qui sont à la base de la mécanique du corps et de la pensée, sont identiques pour un adepte du cartésianisme et pour un fondamentaliste religieux. La finalité de la conférence programmée par l’Université de Houte-Si-Plou était de donner la parole à une scientifique dont l’objectivité est incontestable ; la science expliquant le comment et non le pourquoi, seuls les faits et les explications physiologiques des faits ont été présentés. Vanessa Charland-Verville a tenté de faire comprendre les faits et les processus biochimiques qui accompagnent les expériences de mort imminente en s’aidant de l’anatomie et de la neurologie… en somme, en avançant sur des bases solides et incontestables.