Histoire sur Rotheux…

Sous l’Ancien Régime, Rotheux et La Rimière étaient deux hameaux distincts appartenant à des seigneuries distinctes. Ainsi Rotheux faisait partie de la seigneurie d’Esneux. Quant à La Rimière, elle était une propriété en alleu de l’abbaye cistercienne du Val-Saint-Lambert.
Ce dernier territoire avait été donné au monastère de façon conjointe par le duc de Limbourg (près de Verviers) et son vassal Jean de Halleux. Le premier détenait le « domaine éminent » et le second exploitait le « domaine utile », c’est-à-dire qu’il pouvait jouir effectivement en contrepartie des obligations vassaliques dues au duc.
Cette particularité allait entraîner une série de contestations, parfois violentes. Ce fut le cas en 1562. Le seigneur d’Esneux revendiquait le droit de justice sur l’alleu de La Rimière. De même, il récusait la compétence de la cour qui siégeait dans ce village. C’est pourquoi un groupe d’habitants d’Esneux se déplaça jusqu’à La Rimière pour y briser les portes de la prison seigneuriale.

D’un point de vue religieux, les deux hameaux de Rotheux et de La Rimière appartenaient à la paroisse d’Esneux. Cependant, la chapelle Saint-Lambert desservait à la fois La Rimière et Rotheux et conférait les sacrements depuis 1667 au plus tard. Il fallut attendre 1801 et le Concordat pour que la chapelle soit rattachée à la paroisse de Plainevaux, puis érigée en paroisse autonome.

Au niveau économique, la commune de Rotheux-Rimière fut un village essentiellement agricole et forestier au XIXe siècle. Puis, il se convertit progressivement à l’économie herbagère. Par exemple, en 1841, l’on dénombrait un cheptel de 40 chevaux, 200 vaches et 400 moutons. Enfin signalons que le minerai de fer a été exploité, de même que le calcaire, qui alimentait des fours à chaux.