En cette période printanière, partons à la découverte de Lara Binet, Miss Province de Liège 2010 et ancienne candidate à Miss Belgique 2011. Questions-réponses…

Lara, vous habitez aujourd’hui à Neupré, mais cela n’a pas toujours été le cas ?

Effectivement, j’ai habité auparavant le centre de Liège mais également Beaufays et cela fait une bonne dizaine d’années que je suis installée à Neupré.

Plus jeunes, rêviez-vous déjà des concours de beauté ?

Ho non, pas du tout ! J’étais quelqu’un d’extrêmement timide à mon adolescence et j’étais également…très masculine. De plus, je consacrais tout mon temps libre à l’équitation de haut niveau.
Tellement de temps d’ailleurs que sur les conseils des éducateurs scolaires, je me suis dirigée vers le Sport Élite qui me permettait d’exercer ma passion à fond sans être pour autant considérée comme une élève libre par l’institution scolaire.

Une discipline que vous vivez toujours avec autant de passion qu’avant ?

Malheureusement, je ne monte plus à cheval depuis quelques années tempo-757puisque j’ai du stopper après avoir rencontré des problèmes de santé. Je suis un peu nostalgique par rapport à cette époque mais vous savez, lorsque la compétition s’arrête, nous ne connaissons plus la même adrénaline. Ce n’est plus la même chose.
J’ai encore gardé quelques chevaux jusqu’à il y’a peu mais nous avons vendu nos derniers animaux l’année passée. Souvent, vous connaissez des liens affectifs très forts avec un cheval et quand celui-ci n’est plus là, rien n’est plus pareil.

Nous vous connaissons depuis plus de 4 ans suite à votre sacre de Miss Province de Liège. Pouvez-vous nous expliquer comment vous en êtes arrivée à vous présenter à ce
concours ?

Tout d’abord, je ne m’y suis même pas inscrite ! J’étais bien trop timide et j’arrivais progressivement à la limite d’âge requise pour me présenter. Puis ça ne m’intéressait pas plus que ça…
C’est en fait ma grand-mère, une grande amatrice de concours du genre, qui a envoyé ma candidature aux organisateurs sans m’avertir au préalable.
J’étais surprise que l’on me contacte mais j’ai tenté ma chance sans pour autant nourrir un quelconque espoir. J’avais pris ça comme une opportunité de vaincre ma timidité et de rencontrer des gens…

 Sans espoir pour une raison particulière ?

Je suis tatouée depuis longtemps et je pensais que cela pouvait clairement me porter préjudice. Mais finalement, il n’est pas interdit de porter des tatouages pour le concours provincial. Puis de manière générale, je ne pensais pas sortir du lot et faire partie des 20 concourantes à Miss Liège.
Et pourtant…ça a fonctionné et j’en étais la première surprise !

album_large_3914767 Comment se passe alors la suite de la présélection ?

Cela dure presque un an. Durant plusieurs mois en tout cas, nous sommes beaucoup en représentation avec les autres candidates. Nous visitons beaucoup d’endroits très chouettes, certains inédits pour nous et nous sommes toutes très gâtées par les sponsors ; Mais ce n’est pas pareil dans toutes les Provinces (Il se dit que ce sont les Liégeoises du concours qui sont les plus chanceuses). Puis vient la remise du prix au casino de Chaudfontaine… un beau souvenir.

Vous vous y attendiez tout de même un peu ?

Puisque avec certaines filles nous nous étions beaucoup investies durant les mois qui précédaient la soirée d’élection, c’est vrai que nous nous attendions à émerger dans le top5 du concours. Mais de là à remporter le premier prix, tout de même pas.

Viens alors la suite logique avec le concours national. C’est un autre univers ?

Totalement différent!
Lorsque vous remportez le titre provincial, vous êtes obligée de concourir pour les lauriers nationaux puisque vous êtes liée par contrat avec les organisateurs. Je n’avais d’ailleurs aucune envie d’y aller car je travaillais déjà dans l’immobilier à l’époque mais je n’avais pas le choix.
L’aspect provincial et bon enfant du premier concours disparaît alors pour laisser place à un univers de compétition avec un planning super chargé où tout est codifié strictement.

Ce n’est pourtant pas l’image que l’on donne au public ! On vous voit sur des plages exotiques, à des soirées mondaines…

C’est vrai mais la réalité est toute autre. À ce niveau du concours, les filles sont toutes considérées comme… du bétail. Nous n’avons que peu l’occasion de nous reposer et nos périodes de temps libre sont réduites à peau de chagrin. Lors du voyage en Thaïlande par exemple, je n’ai eu l’occasion de me baigner que durant 30 minutes sur la semaine entière. Le reste du temps, nous plantions une mangrove, défilions, faisions des séances photo interminables… Croyez-moi, ça ne s’apparente nullement à des vacances.

Mais vous conservez quand même des souvenirs positifs de cette époque ?

Oui bien entendu, j’ai noué des contacts avec pas mal de album_large_3978739filles des deux concours dont certaines que je fréquente toujours mais la compétition a pris le pas sur beaucoup d’autres choses.
Cependant, comme je l’espérais, j’ai vaincu ma timidité, rencontré du monde, découvert des endroits où je n’aurai pas imaginé me rendre auparavant, comme le Parlement wallon par exemple.

Avez-vous eu des opportunités d’emploi suite aux concours ? Pour des photos, de la pub ou autre ?

Oui j’ai eu l’opportunité de travailler avec des photographes mais également des stylistes qui m’ont démarchée après le concours. J’ai même travaillé avec l’un des membres du Jury de Miss Belgique qui était enchanté de ma prestation au concours. On m’avait aussi proposé une émission de télé à l’étranger mais je ne me sentais pas prête. D’ailleurs, aujourd’hui encore il m’arrive d’être contactée pour des photos, malgré le fait que je sois enceinte de plusieurs mois.

Que diriez-vous aux personnes qui jugent ces concours beaucoup trop superficiels ?

J’irai dans leur sens. Tout le monde à en tête l’image de la miss blonde, bête et refaite ! C’est la production qui tend à nous donner cette image. Mais il y a également des filles universitaires qui sont loin de ce côté lisse qu’on veut bien nous donner.

Et aux petites filles qui rêvent de concours ?

Je leur dirais qu’il faut beaucoup de courage, de caractère et de détermination. Qu’il faut faire attention à tout. Je leur dirais également que devenir Miss requiert de se plier à énormément de contraintes. Bref, il faut bien réfléchir…

Finalement pour en revenir à Neupré, que pouvez-vous nous direlara1-20c8f04 sur votre commune d’adoption ?

Neupré est une commune que j’aime beaucoup. J’adore la mentalité neupréenne ! Les commerçants y sont accueillants et conviviaux et on arrive très vite à se familiariser avec les gens d’ici. Puis malgré le fait que Neupré soit une commune qui semble plus  , les habitants restent simples et sympathiques. Puis nous disposons de tout à proximité au niveau des loisirs, ce qui est primordial.

Et avez-vous un endroit préféré sur la commune ?

J’adore Strivay et plus généralement Plainevaux. J’aime les deux écoles du centre du Village, celles où j’imagine déjà aller rechercher mes enfants à la sortie des classes…
C’est tout ce qu’on lui souhaite !