Entre un retour de New-York et un départ pour le Canada, Oriane Bodson a accepté de nous accorder du temps pour répondre à nos questions… Portrait découverte!

Oriane, pour débuter, comment en es-tu arrivée à postuler pour la summer school organisée par l’UNAOC-EF ?

Un peu sur un coup de tête. J’étais en pleine session d’examen lorsque j’ai eu vent de cette information via les réseaux sociaux. J’étais un peu prise au dépourvu puisque les inscriptions étaient presque déjà clôturées. Cependant, les thèmes qui allaient être abordés me concernaient tellement que je ne pouvais pas ne pas tenter ma chance. J’ai bien fait…

Pourquoi cela te concernait-il tant ?

D’abord par rapport à mon cursus universitaire. J’ai débuté par un bachelier en Sociologie et Anthropologie avant de poursuivre ma formation par un Master en Sciences de la population et du développement à finalité coopération Nord-Sud. Aujourd’hui, j’achève un second Master en santé publique à finalité épidémiologie et économie de la santé qui viendra plus encore compléter ma formation.

Mais pas seulement puisque j’ai toujours été sensible aux questions d’inégalités et de développement. D’ailleurs je me suis assez vite rendue compte que je voulais me destiner à la coopération au développement durant mes études. À cet effet, j’ai déjà fait plusieurs voyages au Congo ainsi qu’au Burkina Faso. Cela m’a sans conteste confirmé la voie que je comptais suivre.

Comment as-tu appris la nouvelle ?

C’était assez spécial. J’étais à Bruxelles le 1er juillet où je devais commencer mon stage à l’Agence Fédérale des Médicaments et Produits de Santé. Je me suis arrêtée pour boire un dernier café et consulter mes mails avant de débuter mon boulot.

En quelques lignes j’avais compris : « Félicitations, vous avez été sélectionnée pour participer à la UNAOC-EF Summer School 2013 à New-York ». Je n’en revenais pas ! J’ai immédiatement sonné à mes proches pour leur annoncer la grande nouvelle. Quelle émotion… Nous étions tout de même plus de 500 belges à postuler sur les 140.000 candidatures reçues par la United Nations Alliance of Civilisations (UNAOC).

Il est aussi question d’être porteur d’un projet, d’être en lien avec une association pour participer à la Summer School…

Tout à fait. Depuis plusieurs années, je suis membre de l’ASBL Aide au Développement International (A.D.I.). Avec d’autres bénévoles, nous nous réunissons tous les mois pour faire avancer nos projets. Nous avons deux axes principaux d’activités : La sensibilisation aux problématiques de l’interculturel et de la coopération ainsi que l’appui aux initiatives locales de développement.

Et en ce qui concerne ton séjour, peux-tu nous expliquer comment cela s’est passé ?

Nous étions une centaine à participer à la Summer School. Il a donc fallu que tout se mette en place à notre arrivée le samedi. Le dimanche, nous avons découvert New-York– en bus scolaire jaune (comme dans les films) –  et avons dîné à Central Park avant de retourner vers le campus de Tarrytown.

Dès le lendemain, nous avons été accueillis par Monsieur Al-Nasser, un haut représentant de l’ONU, pour la réception de bienvenue. Nous avons ensuite participé à quelques activités destinées à « briser la glace » entre les participants.
Nous avons également écouté Monsieur Ahmad Alhendawi, chargé de la Jeunesse pour l’ONU, qui s’est montré extrêmement disponible pour répondre à nos questions.

Tout au long de la semaine qui a suivi, nous avons participé à de nombreux ateliers nous permettant de développer des thèmes qui nous étaient tous chers : l’utilisation des médias sociaux pour une évolution sociale, la responsabilité du citoyen mondial, l’entrepreneuriat social, la lutte contre la xénophobie et l’extrémisme, etc.
Bien entendu, de nombreux intervenants sont venus à notre rencontre pour évoquer leur avis sur ces différents sujets et débattre avec nous.

La dernière soirée de notre voyage, nous avons joué le jeu de nous habiller traditionnellement et d’organiser une fête culturelle ce qui nous a permis de découvrir quelque peu les us et coutumes des uns et des autres.

Avec un peu de recul, comment as-tu vécu cette expérience ? Que garderas-tu en mémoire de ce voyage ?

L’expérience est exceptionnelle, je n’en disconviens pas. Cependant, je reste sur un sentiment de trop peu car ce sont sans aucun doute nos discussions internes qui nous ont le plus apporté. C’est génial d’être 100 participants, mais cela ne facilite pas le travail et j’aurais apprécié que nous nous retrouvions plus souvent en groupes plus restreints.

Mais attention, je garderai un souvenir impérissable de ce voyage. J’ai rencontré des gens formidables avec qui j’ai pu lier de vraies relations. Je me suis particulièrement bien entendue avec mes homologues de Macédoine, de Mauritanie, de Thaïlande, du Venezuela, d’Ouzbékistan et d’Algérie… Ensemble, nous avons vécu un réel échange interculturel.

Je peux aussi me réjouir d’avoir rencontré des gens d’une grande simplicité malgré leurs statuts professionnels, puisque nous n’étions qu’une poignée d’étudiants parmi notre groupe de participants.

Il faut aussi venter les qualités organisationnelles de l’UNAOC et de l’EF. Certes, le contenu était quelque peu différent de mes attentes mais l’organisation… c’était très solide !

Et maintenant, quels son tes projets, tes ambitions ?

À peine rentrée de New-York, je repars déjà au Canada pour un semestre avant de revenir terminer ma dernière année. J’espère donc être diplômée à la fin de cette année académique et commencer à chercher du travail.
J’aimerais trouver un premier emploi combinant un peu tout ce que j’aime : de la coopération, du développement, du sanitaire et si possible, un boulot qui me permettra de voyager.